La géothermie très basse énergie regroupe deux grandes technologies :
- La climatisation passive et le préchauffage de l'air avec le "puits canadien" appelé également "puits provençal".
- Le chauffage (air/eau) et la climatisation avec la "pompe à chaleur géothermique".
Dans le premier cas, le principe est simple. Il s'agit d'un échangeur thermique, sous forme de tube qui est enterré sur une grande longueur et au moins à 1,5 mètre de profondeur. Cela permet de mettre ce dernier à l'abri du gel tout en bénéficiant des calories offertes par la terre.
En résumé, la variation de température à cette profondeur est déphasée par rapport à celle de la surface selon l'heure de la journée et de la saison. Au final, on gagne quelques degrés en préchauffant l'air ventilé en hiver et on bénéficie d'un rafraîchissement d'air en été.
Quant à la pompe à chaleur (PAC), elle consiste à puiser la chaleur présente dans le sol à travers des capteurs. Elle puise les 2/3 de l'énergie de chauffage dans la chaleur produite par la terre et l'autre tiers est un apport électrique pour le compresseur.
Le principe est assez similaire au réfrigérateur. Alors qu'un réfrigérateur transfère la chaleur pour rafraîchir son atmosphère intérieure, la pompe à chaleur transfère la chaleur de l’air extérieur pour l'injecter à l’intérieur de la maison. Car l’air, même froid, contient de la chaleur !
Dans les deux cas, il faut voir son budget à long terme car l'investissement de base est conséquent. Mais n'oublions pas qu'il engendre des économies qu'il ne faut pas négliger tout en faisant un geste pour la planète. D'ailleurs, les régions subventionnent ce type d'installations ainsi que l'Etat avec le crédit d'impôts.
Un dernier conseil, le mieux est encore de prévoir ce dispositif lors de la construction de sa maison car il est moins cher et plus facile à mettre en place.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la géothermie en générale :
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